Se déclarer en mairie

Le ministère de l’Agriculture demande aux particuliers qui détiennent des volailles de les déclarer. Le formulaire, le Cerfa n° 15472, s’envoie ou se dépose à la mairie de la commune où se trouvent les oiseaux ; selon Service-public.fr, la démarche existe aussi en ligne. Le maire tient la liste des détenteurs à la disposition des services vétérinaires de l’État.

  • Vos nom, adresse et coordonnées, et l’adresse des poules si elle est différente.
  • Les espèces et le nombre d’oiseaux : poules, canards, oies, pintades, cailles…
  • Le nom de votre vétérinaire, si vous en avez désigné un.

Les niveaux de risque de grippe aviaire

Le ministère de l’Agriculture fixe le niveau de risque d’influenza aviaire pour le territoire : négligeable, modéré ou élevé. Il évolue avec la circulation du virus. Par exemple, il a été relevé à « élevé » sur toute la métropole en octobre 2025 ; à sa mise à jour du 8 septembre 2026, le ministère indiquait un risque négligeable depuis le 3 juin 2026. Vérifiez le niveau du jour sur la page « Influenza aviaire : la situation en France ».

En permanence
Les mesures d’hygiène de base, à appliquer toute l’année (voir plus bas).
En risque élevé
Enfermer les poules ou les protéger par des filets, pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages, et les surveiller chaque jour. Au-delà de 50 volailles, la mise à l’abri dans un bâtiment fermé est obligatoire. Les rassemblements de volailles, comme les expositions, peuvent être interdits.

La préfecture peut aussi demander de réduire le parcours et de l’éloigner des mares, des étangs et des cours d’eau.

Les mesures à appliquer toute l’année

L’arrêté du 29 septembre 2021 impose à tout détenteur de volailles non commerciales un minimum de précautions, rappelées par les services vétérinaires de l’État :

  • Aucun contact entre vos poules et celles d’un élevage professionnel, ni avec les oiseaux sauvages.
  • Nourriture et eau à l’abri des oiseaux sauvages ; stock d’aliment et litière neuve protégés de l’humidité.
  • Pas de divagation : les poules restent dans un espace clos qui leur est réservé.
  • Nettoyage régulier du poulailler et du matériel, jamais avec l’eau d’une mare, d’un ruisseau ou de pluie.
  • Après une promenade près d’un étang, changez ou nettoyez vos chaussures avant d’entrer dans la basse-cour.

Fientes, restes de repas et cadavres

  • Fientes et fumier compostés près de la basse-cour ne quittent pas le terrain avant deux mois de stockage, selon le ministère de l’Agriculture ; ensuite, l’épandage est possible.
  • Selon la DDPP des Hauts-de-Seine, les déchets de cuisine et de table sont interdits dans l’alimentation des poules, qui sont considérées comme des animaux d’élevage.
  • Une poule morte ne se jette pas n’importe où : isolez et protégez le cadavre, et demandez conseil au vétérinaire en cas de mortalité anormale.
  • Selon la DDPP de l’Isère, la grippe aviaire ne se transmet pas à l’humain par la consommation d’œufs ou de viande de volaille.

Voisinage et bien-être

Le règlement sanitaire de votre département s’applique : une basse-cour ne doit pas gêner le voisinage, et le fumier s’évacue aussi souvent que nécessaire. Des distances minimales avec les habitations peuvent s’imposer au-delà d’un certain nombre d’animaux : dans les Hauts-de-Seine, par exemple, 25 mètres au-delà de 50 volailles de plus de 30 jours.

Les poules doivent être protégées des intempéries et des prédateurs, nourries correctement, et une poule malade ou blessée isolée et soignée sans délai.

Mortalité anormale : que faire

Avec MyArk

Les papiers de la basse-cour au même endroit

Notez dans le carnet de santé MyArk la date de votre déclaration, le nombre de poules et le contact du vétérinaire : tout le foyer retrouve ces informations, et les tâches d’entretien se partagent avec des rappels récurrents.

  • La date de la déclaration et le nombre d’oiseaux, notés dans le carnet
  • Les contacts du vétérinaire, pour toute la famille
  • Le contrôle quotidien et le nettoyage en tâches partagées
  • La fiche pet-sitter avec les consignes de biosécurité, en cas d’absence
Questions

Questions fréquentes

Faut-il déclarer ses poules à la mairie ?

Le ministère de l’Agriculture demande aux particuliers de déclarer leurs volailles, avec le Cerfa n° 15472, en mairie ou en ligne. Certaines préfectures ne l’exigent plus en permanence, mais elle peut être demandée lors d’un foyer de grippe aviaire : renseignez-vous auprès de votre mairie.

Où trouver le Cerfa 15472 ?

Sur Service-public.fr, qui propose aussi la démarche en ligne. Le formulaire papier se renvoie à la mairie de la commune où vivent les oiseaux.

Dois-je enfermer mes poules à cause de la grippe aviaire ?

Quand le niveau de risque est « élevé », oui : poules enfermées ou protégées par des filets, sans dérogation possible pour une basse-cour. Vérifiez le niveau du jour sur le site du ministère de l’Agriculture.

Peut-on manger les œufs de ses poules pendant une épidémie de grippe aviaire ?

Selon les services vétérinaires de l’État, la grippe aviaire ne se transmet pas à l’humain par la consommation d’œufs ou de viande de volaille. Les règles d’hygiène habituelles restent valables.

Que faire si une de mes poules meurt brutalement ?

Une mort isolée n’est pas toujours inquiétante, mais en cas de mortalité anormale, gardez les cadavres au réfrigérateur, isolés et protégés, et appelez votre vétérinaire.

Peut-on donner les restes de cuisine à ses poules ?

Selon la DDPP des Hauts-de-Seine, non : les déchets de cuisine et de table sont interdits dans l’alimentation des poules, considérées comme des animaux d’élevage.

Sources

Repères vérifiés le 25 octobre 2026 dans les documents ci-dessous, puis reformulés. Ils ne remplacent pas l’examen et les conseils de votre vétérinaire, qui adapte la prévention à votre animal et à votre région.

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